Actualités de Myosotis

Bogotá, octobre 2020


Après un peu plus de 6 mois de confinement, la Colombie est entrée, le 1er septembre, dans une phase de normalisation progressive. La quasi totalité des activités a été autorisée avec les protocoles correspondant. Néanmoins, les établissements scolaires demeureront fermés jusqu’à la rentrée prochaine qui aura lieu en janvier 2021 et, a fortiori, les cantines scolaires également. Cette longue période de restriction a donc été une période d’activité intense pour Myosotis.
Fidèle à son engagement auprès de la cantine de l’école Sagrados Corazones à Santuario, et grâce à vos dons, Myosotis a continué de distribuer des paniers alimentaires aux familles des enfants bénéficiaires. Ce sont déjà cinq distributions qui ont eu lieu jusqu’à maintenant, et nous espérons pouvoir en réaliser encore deux d’ici la fin de l’année. En parallèle, nous maintenons toujours la rémunération de la cuisinière et de l’auxiliaire jusqu’à la reprise du Programme d’alimentation scolaire (PAE, en espagnol).

Les précédentes

feuilles de Myosotis

Comme nous l’avions évoqué dans notre précédente Feuille de Myosotis, l’accès à l’alimentation a été l’une de principales difficultés pour les familles précaires durant cette longue période de confinement (souvenez-vous des chiffons rouges au fenêtres des maisons).
C’est pourquoi, profitant de la présence à Cali d’Anaïs, Secrétaire-adjointe de l’association, nous avons décidé d’élargir notre périmètre d’action. Ainsi, Myosotis a soutenu, à travers un don de 800 euros, l’initiative citoyenne Give It 20 pour la distribution de paniers et des repas dans les quartiers populaires de la capitale du Valle del Cauca (pour découvrir Give It 20, par ici).

 

Mais les conséquences du confinement ont été plus graves que prévu. De nombreux étudiants, par exemple, se sont trouvés dans l’impossibilité financière de renouveler leur inscription universitaire et ont dû suspendre, voire abandonner, leur cursus. Par conséquent, Myosotis, dans le cadre de son mandat pour l’accès à la nutrition mais aussi à l’éducation, a octroyé à six étudiants de la faculté de Pédagogie de l’Université Santiago de Cali, des demi-bourses d’étude en échange de 4 heures de bénévolat par semaine au sein du projet social de leur choix (pour faire la connaissance de ces étudiants, par là).

 

Enfin, retour à Santuario avec un projet qui nous tenait particulièrement à cœur, la création de potagers pédagogiques pour l’éducation à la protection de l’environnement et à l’alimentation saine et équilibrée, ainsi que pour la souveraineté alimentaire. C’est notre partenaire Corpocam et les enseignantes de l’une des écoles rurales de la commune, avec le soutien financier de Myosotis, que le projet a pu être lancé en août. 37 familles ont ainsi reçu un kit pour la mise en place d’un potager dans leur jardin et sont actuellement accompagnées par l’équipe de Corpocam et les enseignantes. Ce projet inscrit dans le cursus scolaire des enfants et leur permettra de valider l’année scolaire à distance (quelques photos du projet en cliquant ici).

Voilà la riche actualité de l’association pour cette 44ème Feuille de Myosotis. Nous reviendrons vous donner des nouvelles de tous ces projets en fin d’année.

 

et plus tôt chez Myosotis...

Les établissements scolaires, quant à eux, demeurent fermés jusqu’à une date indéterminée pour le moment et, par conséquent, la cantine de Sagrados Corazones également. Dans ce contexte, le Programme d’alimentation scolaire (PAE en espagnol), se contente de distribuer aux enfants bénéficiaires des collations (une boisson et un paquet de gâteau par jour) que leurs parents vont chercher une fois par semaine.


Nos distributions de paniers alimentaires ont donc été accueillies avec un grand soulagement et beaucoup de reconnaissance par les familles. A ce jour, deux distributions ont pu être réalisées par Lina, notre relai sur place, aux 75 familles des enfants inscrits à la cantine. Avant la fin du mois, une troisième distribution aura lieu.

 

Bogotá, mai 2020


Bien que la pandémie semble relativement maîtrisée en Colombie, le pays n’ayant pas encore atteint le sommet de la courbe, le confinement a été prolongé jusqu’au 25 mai au moins. Un plus grand nombre d’activités économiques a certes été autorisé mais, pour beaucoup, la situation reste néanmoins très délicate. Dans les quartiers défavorisés, on a ainsi vu apparaître aux fenêtres, des chiffons rouges pour alerter de l’épuisement de denrées alimentaires.

 

 

 

Comme prévu, au taux de change actuel toujours aussi favorable, le coût total de chacune de ces opérations a été d’environ 700 euros. En parallèle, nous avons maintenu la rémunération de Dora, l’auxiliaire de la cantine, et pris en charge celle de Luz Marina, que l’opérateur du PAE a cessé de payer depuis la fermeture de la cantine, soit approximativement 140 euros par mois depuis mars, et ce jusqu’à la fin du confinement.
Nous souhaitons, à travers cette lettre, vous transmettre l’immense gratitude de la communauté santuareña, et en particulier des familles bénéficiaires et des collaboratrices de la cantine qui n’ont cessé de nous faire parvenir les messages de remerciement.

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur la situation en Colombie, nous vous invitons à lire l’article rédigé par Lætitia pour l’Institut des Amériques, ainsi qu'un article de Mediapart sur les chiffons rouges de la faim.