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feuilles de Myosotis

Septembre 2021


Les activités que nous avions mis en place pendant le confinement et la crise économique ont suivi leurs cours. Bien que l’école ait repris depuis le mois de janvier pour les enfants bénéficiaires (les enfants s’y rendant en présentiel de manière alternée), le restaurant scolaire n’a toujours pas ouvert ses portes.
Le Programme d’Alimentation Scolaire du Département, qui en 2019, souvenez-vous, avait commencé à prendre en charge la cantine, ne finance désormais que des goûters composés d’une boisson sucrée et de biscuits industriels. Pas très nourrissant… mais les autorités jugent que les conditions sanitaires ne permettent pas encore de préparer des repas et d’accueillir de nouveau les enfants dans la cantine, et ce, jusqu’à la fin de l’année 2021.

En parallèle, et grâce à la contribution exceptionnelle du MIAE, nous avons continué de soutenir le projet « Biodiversité et sécurité alimentaire » de CORPOCAM, et en particulier les potagers pédagogiques mis en place par cette organisation locale. Né pendant le confinement, ce projet visait à assurer la continuité des programmes scolaires et à valoriser les savoirs agricoles locaux. Il s’agit désormais d’assurer l’accompagnement des 23 familles parmi les plus motivées sur les 37 chez lesquelles un potager avait été installé l’année dernière. L’équipe de CORPOCAM a également commencé à composer des paniers de légumes provenant des différents potagers pour les commercialiser. Le projet acquiert ainsi une nouvelle vocation : celle de produire un petit revenu pour des mères de famille en situation de vulnérabilité (voir la vidéo sur le projet).

Conformément à ce que nous avions décidé ensemble lors de la dernière AG, nous avons donc poursuivi les distributions de paniers alimentaires mensuels pour les 75 familles bénéficiaires. Ces distributions sont plus coûteuses que les repas complets préparés dans la cantine, et le contenu des paniers n’est pas suffisant pour alimenter les enfants pendant un mois, mais des parents nous ont assuré que cela représentait tout de même une aide très précieuse. Nous continuons également d’indemniser Dora, l’auxiliaire de cuisine, qui à défaut de pouvoir travailler, participe à l’organisation des distributions.

Pour accompagner au mieux l’équipe de CORPOCAM dans ce projet ambitieux, nous nous sommes mis d’accord lors de notre dernière réunion de conseil d’administration sur l’idée de recruter un/e volontaire qui pourrait passer quelques mois à Santuario.

Ses fonctions consisteraient à renforcer le suivi des activités en cours pour les pérenniser, et dans l’idéal, à consolider les compétences des membres de CORPOCAM dans la gestion de projets, ainsi qu’à rechercher des financements.

Enfin, le bureau a accordé une aide exceptionnelle a une famille du peuple autochtone Arhuaco dont un enfant, atteint d’une maladie cardiaque, est hospitalisé dans un établissement spécialisé loin de sa famille. Cette demande de soutien nous est parvenue au travers d’une amie anthropologue de Laetitia, qui connait bien cette famille. Avec 90 euros par mois, nous indemnisons la tante de l’enfant, qui a dû quitter son travail et village d’origine pour s’occuper de lui durant les trois mois que doit durer l’hospitalisation. Elle est hébergée et nourrie par une organisation autochtone ; notre aide lui sert surtout pour ses besoins ponctuels et ceux de l’enfant (vêtements, produits d’hygiène, jeux …).

A suivre... Au regard de ces différentes actions, et de l’incertitude quant à la reprise de la cantine par les pouvoirs publics, nous vous remercions pour tout votre soutien !

N’hésitez pas à faire connaître Myosotis autour de vous !

Par ici, les indications pour faire des dons.

Bogotá, octobre 2020


Après un peu plus de 6 mois de confinement, la Colombie est entrée, le 1er septembre, dans une phase de normalisation progressive. La quasi totalité des activités a été autorisée avec les protocoles correspondant. Néanmoins, les établissements scolaires demeureront fermés jusqu’à la rentrée prochaine qui aura lieu en janvier 2021 et, a fortiori, les cantines scolaires également. Cette longue période de restriction a donc été une période d’activité intense pour Myosotis.
Fidèle à son engagement auprès de la cantine de l’école Sagrados Corazones à Santuario, et grâce à vos dons, Myosotis a continué de distribuer des paniers alimentaires aux familles des enfants bénéficiaires. Ce sont déjà cinq distributions qui ont eu lieu jusqu’à maintenant, et nous espérons pouvoir en réaliser encore deux d’ici la fin de l’année. En parallèle, nous maintenons toujours la rémunération de la cuisinière et de l’auxiliaire jusqu’à la reprise du Programme d’alimentation scolaire (PAE, en espagnol).

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Comme nous l’avions évoqué dans notre précédente Feuille de Myosotis, l’accès à l’alimentation a été l’une de principales difficultés pour les familles précaires durant cette longue période de confinement (souvenez-vous des chiffons rouges au fenêtres des maisons).
C’est pourquoi, profitant de la présence à Cali d’Anaïs, Secrétaire-adjointe de l’association, nous avons décidé d’élargir notre périmètre d’action. Ainsi, Myosotis a soutenu, à travers un don de 800 euros, l’initiative citoyenne Give It 20 pour la distribution de paniers et des repas dans les quartiers populaires de la capitale du Valle del Cauca (pour découvrir Give It 20, par ici).

 

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Mais les conséquences du confinement ont été plus graves que prévu. De nombreux étudiants, par exemple, se sont trouvés dans l’impossibilité financière de renouveler leur inscription universitaire et ont dû suspendre, voire abandonner, leur cursus. Par conséquent, Myosotis, dans le cadre de son mandat pour l’accès à la nutrition mais aussi à l’éducation, a octroyé à six étudiants de la faculté de Pédagogie de l’Université Santiago de Cali, des demi-bourses d’étude en échange de 4 heures de bénévolat par semaine au sein du projet social de leur choix (pour faire la connaissance de ces étudiants, par là).

 

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Enfin, retour à Santuario avec un projet qui nous tenait particulièrement à cœur, la création de potagers pédagogiques pour l’éducation à la protection de l’environnement et à l’alimentation saine et équilibrée, ainsi que pour la souveraineté alimentaire. C’est notre partenaire Corpocam et les enseignantes de l’une des écoles rurales de la commune, avec le soutien financier de Myosotis, que le projet a pu être lancé en août. 37 familles ont ainsi reçu un kit pour la mise en place d’un potager dans leur jardin et sont actuellement accompagnées par l’équipe de Corpocam et les enseignantes. Ce projet inscrit dans le cursus scolaire des enfants et leur permettra de valider l’année scolaire à distance (quelques photos du projet en cliquant ici).

Voilà la riche actualité de l’association pour cette 44ème Feuille de Myosotis. Nous reviendrons vous donner des nouvelles de tous ces projets en fin d’année.

 

et plus tôt chez Myosotis...

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Les établissements scolaires, quant à eux, demeurent fermés jusqu’à une date indéterminée pour le moment et, par conséquent, la cantine de Sagrados Corazones également. Dans ce contexte, le Programme d’alimentation scolaire (PAE en espagnol), se contente de distribuer aux enfants bénéficiaires des collations (une boisson et un paquet de gâteau par jour) que leurs parents vont chercher une fois par semaine.


Nos distributions de paniers alimentaires ont donc été accueillies avec un grand soulagement et beaucoup de reconnaissance par les familles. A ce jour, deux distributions ont pu être réalisées par Lina, notre relai sur place, aux 75 familles des enfants inscrits à la cantine. Avant la fin du mois, une troisième distribution aura lieu.

 

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Bogotá, mai 2020


Bien que la pandémie semble relativement maîtrisée en Colombie, le pays n’ayant pas encore atteint le sommet de la courbe, le confinement a été prolongé jusqu’au 25 mai au moins. Un plus grand nombre d’activités économiques a certes été autorisé mais, pour beaucoup, la situation reste néanmoins très délicate. Dans les quartiers défavorisés, on a ainsi vu apparaître aux fenêtres, des chiffons rouges pour alerter de l’épuisement de denrées alimentaires.

 

 

 

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Comme prévu, au taux de change actuel toujours aussi favorable, le coût total de chacune de ces opérations a été d’environ 700 euros. En parallèle, nous avons maintenu la rémunération de Dora, l’auxiliaire de la cantine, et pris en charge celle de Luz Marina, que l’opérateur du PAE a cessé de payer depuis la fermeture de la cantine, soit approximativement 140 euros par mois depuis mars, et ce jusqu’à la fin du confinement.
Nous souhaitons, à travers cette lettre, vous transmettre l’immense gratitude de la communauté santuareña, et en particulier des familles bénéficiaires et des collaboratrices de la cantine qui n’ont cessé de nous faire parvenir les messages de remerciement.

 

Si vous souhaitez en savoir plus sur la situation en Colombie, nous vous invitons à lire l’article rédigé par Lætitia pour l’Institut des Amériques, ainsi qu'un article de Mediapart sur les chiffons rouges de la faim.